A l'occasion de la Fête de la Gastronomie, nous avons pu interviewer 2 acteurs importants de cette journée riche en évènements
Nous avons choisi de leur poser 5 questions sur leur implication dans l’organisation de la fête de la gastronomie ainsi que sur leur goût en matière de cuisine.
Frédéric Lefebvre
Secrétaire d'État au Commerce, à l'Artisanat, aux Petites et Moyennes entreprises, au Tourisme, aux Services, aux Professions libérales et à la Consommation
1) Comment est née l'idée d'une Fête de la Gastronomie, quel est son objectif?
A l’origine, il y a d’abord l’inscription par l’UNESCO de notre gastronomie dans son inventaire du patrimoine immatériel commun de l’humanité. Une juste récompense pour ce fleuron national que nous envie la Terre entière. J’ai pensé que la décision de l’UNESCO était une occasion unique : l’occasion de donner plus d’échos à nos traditions, à notre identité culinaire, mais surtout l’occasion de rassembler les Français autour d’une passion et de saluer le travail de tous ceux qui sont dans l’arrière-cuisine. J’ai donc souhaité créer une grande fête populaire qui réunisse tous les Français autour de leur art de vivre, du « bien manger » et du « bien boire ». Un moment convivial, de générosité, où la diversité de notre gastronomie sera à l’honneur.
2) A quelques jours de cet événement, votre plus grande satisfaction après ces longs mois de préparation?
Avec plus de 3 000 événements à la carte, la mobilisation est déjà au rendez-vous. L’idée d’une Fête de la gastronomie a suscité un formidable engouement. Le 23 septembre, le cœur de la France entière battra au rythme de la gastronomie. Des chefs ouvriront les secrets de leurs cuisines aux Français, de grands pique-nique seront organisés dans des lieux insolites, les restaurants proposeront des menus de qualité à petit prix, des ateliers dégustation et cuisine enchanteront les papilles des plus jeunes et de leurs aînés… Laissez-moi vous dire qu’il y en aura vraiment pour tous les goûts. Le succès sera là si l’évènement nous échappe et que les Français se l’approprient.
3) La FFCA en tant que fédérateur des amateurs permet d'aller au cœur de nos régions.
Qu'attendez-vous de notre fédération dans son travail au quotidien?
Je souhaite que la FFCA continue à mettre en valeur la cuisine du quotidien, celle qui passionne tant les Français et qui est le socle de notre gastronomie. La FFCA doit entretenir l’amour des Français pour la cuisine. Les cours de cuisine gratuits qu’elle organise le 23 septembre sur l’ensemble du territoire vont d’ailleurs dans ce sens. Ils maintiennent, notamment pour les plus jeunes, la transmission d’un savoir-faire qui est au cœur de la gastronomie. Une France qui perdrait sa mémoire culinaire serait une France sans saveur, sans identité, oserais-je dire sans âme!
4) En cuisine quel est votre péché mignon?
Si j’avoue avoir gardé un faible pour le calamar à la portugaise que j’ai appris à cuisiner très jeune, je reste un inconditionnel du poulet rôti. Un classique issu de nos terroirs dont la seule évocation convoque d’emblée un riche imaginaire pour nos sens : l’odeur des rôtissoires, cette peau dorée qui crépite, et cette chair si tendre. Un plat simple, mais délicieux.
5) Le mot de la faim?
A l’heure de la règle d’or, je le laisse à Sacha GUITRY : « Un livre de cuisine, ce n’est pas un livre de dépenses, mais un livre de recettes. »
Lionel Provost – Président de la Fédération Française de Cuisine Amateur